Sans doute est-il aujourd’hui plus que jamais urgent de choisir son camp. De propager la sédition qui brûle sous l’apparente apathie. Et la politique est autant au bout des mots que du fusil, dès lors que s’éveille l’appétit du passage à l’acte.
Le dernier numéro de la RILI nous évoque à sa manière ces impératifs praxiques, que l’actualité récente du contre-terrorisme nous a brutalement rappelées.
Le bandeau rouge de la couverture proclame en effet : "nous sommes tous des terroristes assoupis". On apprend aussi, juste en dessous du sommaire, que les images de ce numéro sont le fait d’un certain "Comité un_visible", écrivez "un-visible" avec un "u" comme "unité".
De l’unité, il en est question aussi particulièrement dans ce numéro : un texte, notamment, s’adresse à Daniel Bensaid à propos de la naissance prochaine du Nouveau Parti Anticapitaliste, marquant attentes, accords et désaccords, mais annonçant explicitement que la revue "participera activement aux débats qui ne manqueront pas de surgir" à l’occasion de cette tentative d’unification.
Puisque la RILI affirme, dans l’éditorial de ce dernier numéro, ne pas être "simplement un projet mais l’occasion de rencontres qui font dévier la trajectoire projetée", il nous a paru important de discuter en sa compagnie, entre autres, de la possibilité de ces déviations participantes.









