Le 2 décembre 2008, à Antony, trois semaines après qu’un jeune homme de 26 ans ait été poignardé dans le centre de Grenoble par un homme qui s’était échappé d’un hôpital psychiatrique, Nicolas Sarkozy présenta un certain nombre de mesures pour que, citons, "un tel drame ne se reproduise pas".
Le 7 février 2009, à Montreuil, en un lieu nommé de manière particulièrement heureuse "La Parole errante", un manifeste appelant à la création d’un "Mouvement pour la psychiatrie" est approuvé par une assemblée de 1789 personnes.
Le Manifeste commence par une phrase de François Tosquelles : "Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît."
Par-delà tout corporatisme, c’est donc d’une certaine conception de l’homme qu’il s’agit.
En ce sens, une intervention de Frank Chaumont répond directement à la récupération du fait divers de Grenoble : "Sans reconnaissance de la valeur humaine de la folie criminelle, c’est l’homme même qui disparaît". Pas question de défendre les "fous" comme "statistiquement" moins dangereux ou davantage "victimes" que d’autres catégories. Lorsque l’Etat réprime la folie, c’est chacun d’entre nous, avec sa part d’ombre, qui est visé.
Pour introduire la discussion avec nos invités, Françoise Attiba, Serge Klopp et Lauriane Brunessaux, quelque sonorité nous venant de la Parole errante, réunion de l’association Utopsy du samedi 14 mars 2009.









