Il n’est plus question de présenter notre invité, surtout aux auditeurs de radio Radio libertaire car c’est en compagnie de Renato Curcio que nous discuterons aujourd’hui. Si nous avons décidé de l’inviter aujourd’hui c’est parce qu’il dirige avec Nicola Valentino en Italie une maison d’édition indépendante du nom de qui publient des ouvrages qui témoignent d’un vaste chantier socianalytique qui intéresse tout particulièrement Zones d’attraction. En effet, tous les ouvrages se présentent sous forme d’enquêtes qu’ils ont conduit dans diverses institutions. Il est important de souligner qu’avec Renato Curcio comme Nicola Valentino, la commande de l’analyse institutionnelle provient toujours des travailleurs des institutions concernées. Et toutes ces enquêtes semblent plus généralement répondre à cette question : qu’est ce qu’il y a de commun entre des institutions telles que la prison, l’hôpital psychiatrique, la maison de retraite ? C’est que toutes ces institutions fonctionnent, nous disent-ils, comme des institutions totales.À travers leurs enquêtes, c’est donc aujourd’hui cette notion d’institution totale que nous essayerons de cerner. Nous serons conduit à explorer aussi le monde du travail, dans lequel l’entreprise, pour Renato Curcio fonctionne aussi comme dispostif totalisant qui désintègre la force de travail dans une poussière de nomades solitaires. Aussi toute leur entreprise socianalytique et éditorial semble montrer que dans ce cadre des institutions totales, la survie est plus que jamais une question collective sur laquelle nous devons sérieusement nous pencher.









