Dans le cadre du dixième anniversaire de l’association Mordida de tango, qui s’est déroulé dans le 18ème arrondissement à Paris les 24 et 25 avril dernier, Juan Carlos Cáceres a donné un concert avec le Tangofon trio, précédé d’une conférence sur la musique tango et son histoire. C’est afin de vous faire partager un petit fragment de cet événement que nous avons décidé l’inviter aujourd’hui, pour nous parler du tango et de son histoire encore trop méconnue.
Artiste multiple et magnétique, auteur, interprète, explorateur de nombreux genres musicaux, Cáceres ne cesse en effet de développer les possibles, les virtualités souvent refoulées du tango. Il étudie de manière exhaustive les origines politiques et culturelles du Río de la Plata et revendique haut et fort l’aspect africain de cette musique. Ses compositions cultivent aussi bien le tango que la milonga (rythme appartenant au genre tango, synonyme aussi de « bal tango », mot d’origine africaine signifiant « paroles »), le candombe ou encore la murga (Mouvance de musique de rue populaire, originaire des quartiers de Buenos Aires) : autant de genres populaires dérivés du métissage afro-européen.
Cáceres aime souvent rappeler que "c’est dans les origines que se trouve la modernité".
L’écouter, accompagné de son piano, est toujours l’occasion pour nos oreilles de voyager à travers cette histoire de plus d’un siècle, de penser autrement, de bouger peut-être certains à priori et certaines frontières instituées.
Bref, de découvrir d’autres constellations.









