Comment des collectifs peuvent-ils se réapproprier les savoirs qu’ils possèdent à l’état implicite et que l’institution légitime, bien souvent, leur dénie ?
Pour Michel Authier, la science doit être pensée comme une ressource, une richesse cognitive dont il faut produire la socialisation.
Depuis de nombreuses années, il a dans cette perspective développé un dispositif, celui des “arbres de connaissances”.
Véritable gai savoir des collectifs, les “arbres de connaissances” sont un instrument mis à la disposition de tous pour produire une circulation alternative et instituante des savoirs et des compétences.
Les implications pratiques d’un tel dispositif contribuent, sans doute, aux aventures de l’analyse institutionnelle et des voies anarchistes de la connaissance, au plus loin d’une science qui refoule sa dimension sociale, au plus prêt d’une passion égalitaire.









