Hommage à Georges Lapassade.

Espace public et démocratie. Interventions au colloque à Aix en Provence. Octobre 2007

Zones d’attraction

La pensée doit passer à l’action : passage à l’acte, mise en scène de la pensée !

Trop de médiations et trop peu de congruence dans la pensée !

Envisageons la fédération d’énergies créatives à partir de la production (hybridation, altération, circulation) en commun.

Relions la frappe des énergies, relions les énergies par la frappe, cultivons les interférences, relayons les courts-circuits.

Devenons autre avec l’autre, constituons des bandes d’irritation afin de pénétrer toutes les niches du présent.

Récupérons et réinventons l’espace public en tant qu’espace qui n’est jamais à quelqu’un : le no man’s land, l’espace-monde...

Fêtons l’expérience sur les chemins qui se constituent en marchant. Créons notre propre sol !

Constituons des identités autrement qu’à travers les clivages binaires entre intérieur et extérieur, ami et ennemi, universel et relatif, cru et cuit.

Produisons de l’interstice, de la transversalité, vivons des rapports ambigus. Produisons la levure des possibles inscrite dans la réalité du présent.

Animons une action horizontale, qui ne monte pas l’escalier vers le royaume d’une rationalité divine.

Baisons la normalité, sans condition !

Libérons l’autrement possible de la planification et de la maîtrise du monde comme globe.

Surfons sur la force des choses et inscrivons nos figures sur la surface d’acier du monde globalisé.

Dressons des cartes du monde pleines de coins et de recoins.

Vivons en dérivant. Agissons en performance. Re-re-et refaisons le monde.